Intervention au Conseil Municipal du 27 novembre 2013

Délibération N° 4
 
APPROBATION DES STATUTS DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES
 
A propos de cette nouvelle intercommunalité, j’ai envie de dire que c’est beaucoup de bruit pour pas grand chose. Nos trois communes se sont battues à coup de déclarations médiatiques pour sortir du schéma d’intercommunalité proposé par le Préfet. On aurait pu penser que, dans ces conditions, les Maires de la PAC auraient mis un point d’honneur, une fois obtenu un accord sur le périmètre, pour créer une réelle intercommunalité, vivante, dynamique et utile. Mais, pour différentes raisons (peut-être exposées, Monsieur le Maire), on nous propose ce soir de voter pour une communauté de communes. C’est ce qui se fait de plus petit et de moins ambitieux pour un regroupement de villes.
 
Les compétences mises dans la corbeille sont très légères et témoignent du peu d’enthousiasme des trois communes pour se marier. J’en veux pour exemple la compétence obligatoire de l’aménagement de l’espace. On y trouve pratiquement que l’organisation des transports urbains dont on sait que la compétence en revient au STIF.
 
On regrette également (cela a déjà été dit) que les élus n’aient pas été impliqués dans les discussions qui ont présidé au choix de ces compétences et aussi que les habitants n’aient pas été consultés.
 
Nous voterons malgré tout pour la création de la communauté de communes et pour ses statuts afin de ne pas freiner le processus de mise en intercommunalité. Mais nous souhaitons vivement que la PAC s’étoffe de nouvelles compétences et qu’elle mutualise sincèrement les services municipaux.
 
Nous appelons également à un rapide élargissement de l’intercommunalité pour la mettre en cohérence avec son bassin de vie et son bassin d’emplois.
 
Enfin, pour finir, un dernier souhait : nous proposons que le président et les vice-présidents de la PAC ne réclament pas leurs indemnités, en tout cas pendant la période transitoire qui précède l’élection au suffrage universel des conseillers communautaires. La coquille étant vide, elle ne justifie pas l’alourdissement de l’impôt.
 
Je vous remercie
 
Jean-Paul Hédrich
Adjoint au maire{jcomments off}