PLU d’EOLES – Enquête publique

Contribution de l’association Vivre Sa Ville

à l’enquête publique sur la révision simplifiée N°2 du PLU de Poissy – quartier EOLES

 

Les membres de l’association Vivre Sa Ville ont participé activement aux différents ateliers de concertation. Nous notons avec satisfaction que c’est la première fois à Poissy que ce type de concertation a été mise en place à l’occasion de la création d’une ZAC. On peut regretter toute fois le manque d’intérêt que cela a suscité parmi les Pisciacais et le nombre peu élevé de participants aux différents ateliers. C’est très dommage car les débats au sein des différents groupes de travail furent enrichissant et de grande qualité.

Nous constatons que le projet présenté à l’occasion de cette enquête publique a pris en compte nos principales propositions émises dans notre contribution à la concertation de 2010.

Nous apprécions notamment la structuration du quartier présentant des continuités visuelles, la voirie à la circulation apaisée, la diversité du bâti et du type d’habitat, la mixité sociale, l’optimisation de l’orientation des bâtiments, les centralités du quartier animés par des commerces, la trame verte, la gestion des eaux pluviales, la prise en compte de l’impact du bruit et les objectifs de performance énergétique.

 

Il manque à notre avis une description précise des équipements publics prévus au sein du quartier et le fonctionnement des différentes mobilités en lien avec le centre-ville, la gare et les autres quartiers de Poissy.

 

Lors des réunions publiques, il a été fait mention de la volonté de la ville de faire une place aux logements participatifs dans l’écoquartier. Nous souscrivons pleinement à cet objectif et nous souhaitons qu’il ne soit pas oublié au moment de l’aménagement du quartier.

 

Nous nous permettons d’apporter à ce projet de règlement quelques remarques et propositions aux différents articles de la zone UF :

 

 

Article UF 2

Parcs de stationnement en silo : Il ne faut pas s’interdire la réalisation de parking en silo comme les parcs enterrés et semi enterrés.

 

 

Article UF 4

Eaux pluviales :

Il est important d’inciter les futurs habitants du quartier à récupérer et utiliser l’eau de pluie. L’économie des ressources est un des objectifs d’un écoquartier. Nous proposons donc que le règlement recommande  la réalisation de stockages permettant à la fois la rétention de l’eau de pluie et l’utilisation pour des usages ne nécessitant pas d’eau potable : alimentation des toilettes, nettoyage des parkings, arrosage…

 

Déchets ménagers :

Déchets fermentescibles : Le compostage collectif ou la collecte des déchets fermentescibles doivent être pris en compte dans un écoquartier. Il parait donc utile que le règlement prévoit des emplacements pour le compostage ou la collecte de ce type de déchet.

 

Article UF 11

Toiture

Nous proposons d’ajouter les antennes relais à la liste des éléments techniques  qui doivent recevoir un traitement spécifique et qui ne doivent pas être visibles de la rue.

 

 

Article UF 12

Stationnement des véhicules

Il faut laisser la possibilité de créer des places de stationnement pour PMR dans les parkings souterrains ou semi-enterrés qui doivent de toute manière être accessibles aux handicapés.

 

2. Les vélos et les poussettes

Nous proposons que soit ajoutée la recommandation suivante : « Chaque espace destiné au deux-roues devra disposer de dispositifs permettant d’attacher les vélos avec un système de sécurité. »

 

3. nombre d’emplacements pour les véhicules automobiles

La place de la voiture dans le futur quartier EOLES et le nombre de place de stationnements par logement ont fait l’objet de vifs débats et ont cristallisé des inquiétudes au cours des ateliers et des réunions publiques.

Il a été évoqué en réunion publique qu’il serait prévu une place de stationnement par logement. Le règlement du quartier EOLES fixe en effet la surface dédiée au stationnement à 38% de la surface des logements ce qui correspond à une place de stationnement pour 66 m2 habitable compte tenu « qu’on retient une surface de 25 m² par véhicule particulier pour le calcul des normes de stationnement (surface de la place et accès) » (2)

Cette donnée permet de comparer sur ce plan le quartier EOLES avec d’autres Ecoquartiers. L’analyse des pratiques tirée du concours national Ecoquartier 2009 indique que « la norme de stationnement la plus souvent retenue dans les projets se situe aux alentours d’une place de stationnement par logement. Ces pratiques diffèrent par rapport à beaucoup d’écoquartiers étrangers, qui sont beaucoup plus proches du « zéro voiture ». Néanmoins, certaines candidatures ont diminué de manière ambitieuse le nombre de places de stationnement privé proposées aux résidents, en prévoyant par exemple la réalisation de :

• 0,7 places par logement pour les Docks de Saint Ouen ;

• 0,5 places par logement pour le projet Danube à Strasbourg » (3)

 

D’autre part la fiche du Certu sur la mutualisation du stationnement N°2 donne des informations sur la place de stationnement dans certaines villes : « 

• Sur le site historique de Lyon: 1 place maximum pour 120 m2 de SHON.

• Pour la Part-Dieu à Lyon: 1 place maximum pour 110 m2 de SHON.

• Francfort : 1 place pour 175 m2 au centre à 1 place pour 35 m2 en périphérie.

• Genève: de 1 place pour 250 m2 en centre-ville à 1 place pour 50 m2 en grande périphérie.

• Bruxelles : selon la desserte TC, 1 place pour 200 m2 à 1 place pour 90 m2.

• Grenoble: selon la desserte TC, 1 place maximum pour 80 m2 de SHON à 1 place maximum pour 50 m2 de SHON.

• Montreuil : 1 place de stationnement véhicule pour 100 m² de SHON. »

Ces données montrent que l’objectif fixé par le PLU est cohérent pour un écoquartier. Cette organisation du stationnement suppose qu’elle soit accompagnée « par une politique en faveur des modes actifs, des transports collectifs et des nouveaux services à la mobilité (autopartage, covoiturage, vélos en libre-service…). »

Article UF 13

Superficie des espaces verts.

Dans la formule de calcul de la superficie des espaces verts nécessaires il nous parait important de donner un bonus aux surfaces de pleine terre même si nous avons saisi que les sous-sols des îlots seront occupés par le stationnement sous terrain. Nous proposons d’ajouter à la formule SEVn l’élément So avec un facteur de 1,2 qui correspond à la surface de pleine terre.

D’autre part il apparait nécessaire d’introduire dans le PLU une définition de la pleine terre. Il convient en effet d’éviter toute ambiguïté sur ce qu’entend le règlement  par ce terme. C’est le cas notamment pour les surfaces de façades végétalisées dont les plantes grimpantes doivent être en pleine terre.

Nous proposons la définition suivante qui est celle du PLU de Nantes : « Un espace non construit peut être qualifié de « pleine terre » si :

– son revêtement est perméable,

– sur une profondeur de 10 mètres de profondeur à compte de sa surface, il ne comporte que le passage éventuel de réseaux (électricité, téléphone, eaux potable, usées, pluviales)

– il doit pouvoir recevoir des plantations.

Les aires de stationnement et leurs accès sont exclus des surfaces de pleine terre. »

Article UF 15

Nous nous interrogeons sur les possibilités de contrôle des performances énergétique préconisées par le règlement. Ne faut-il pas prévoir une certification des bâtiments pour s’assurer de leur efficacité ?

Article UF 16

Nous sommes favorables à une obligation de raccordement de tous les logements au réseau THD par fibre optique si ce type de réseau est déployé dans le quartier. Il nous parait indispensable d’équiper le quartier d’un réseau par fibre optique ne serait ce que pour mettre en place un système de smartgrid à l’échelle du quartier.

29 novembre 2013