La dette des « Terrasses de Poncy ».

En 2002 le maire de l’époque, Jacques Masdeu-Arus  signe une promesse de vente avec la société BEG  pour la cession de 14 hectares sur le site de Poncy pour un prix 27,4 millions d’euros.  Le promoteur américain a le projet d’y réaliser un « espace de culture, de loisirs et de commerces » de 100.000 m2 baptisé les « Terrasses de Poncy ».

 Une promesse de vente risquée.

Les termes de cette promesse de vente imposent à la municipalité de rendre constructible et de viabiliser ce terrain. La Ville a également à sa charge la réalisation des accès directs à l’A14 et à l’A13. Entre 2002 et 2007, l’AFTRP* fait l’acquisition pour le compte de la Ville de 90% des 34 hectares du secteur de Poncy avec 9,3 millions d’euros avancés par BEG. Mais le projet des « Terrasses de Poncy » rencontre une forte opposition de la part des villes voisines et du Conseil général et ne peut voir le jour. 

 Une menace pour le budget de la Ville

A son arrivée à la mairie en 2008, la nouvelle équipe municipale tente de renégocier le contrat avec Simon-Ivanohé, ancien groupe BEG. Le promoteur ne souhaite pas abandonner le site et son fort potentiel. Il signe en 2009 une prolongation de la promesse  de vente en s’engageant à ne plus faire courir les intérêts sur la dette. Le montant des intérêts s’élèvent à cette date à 3 millions d’euros. En 2010 Simon-Ivanohé cède sa filiale européenne à Unibail-Rodamco, la cession comprend le projet des « Terrasses de Poncy » et sa promesse de vente. Si le projet commercial n’est pas réalisé,  la promesse synallagmatique de vente des terrains deviendrait caduque. Dans ces conditions la Ville serait dans l’obligation de rembourser la dette de 9,3 millions d’euros ainsi que les 3 millions d’intérêt à Unibail.

 Comment s’en sortir ?

On ne voit pas comment la Ville va pouvoir sortir indemne de ce piège. Les conclusions de l’étude de « l’Atelier National : Territoires économiques » a clairement montré qu’il n’y avait pas de place pour un centre commercial à cet endroit. La commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) ne donnera donc pas d’autorisation d’implantation. Il n’est pas sûr qu’UNIBAIL souhaite suivre la Ville et l’EPAMSA sur un autre type de projet de développement du secteur de Poncy. Le promoteur demandera alors le remboursement des 12 millions et vraisemblablement des dédommagements en sus ce qui mettrait en difficulté les finances de Poissy. La Ville ne pourra pas s’en sortir seul et sera de fait contrainte de réaliser un projet sur le site en partenariat avec l’EPAMSA et l’EPFY. Ce projet urbain qui doit mixer activités et habitat devrait permettre le remboursement de la dette par la vente du foncier.