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Poissy dans la PAC

La Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) du 12 décembre 2012 a finalement validée la création de l’intercommunalité Poissy, Achères et Conflans, la PAC. La Commission et le préfet sont donc revenus sur leur décision de 2011d’intégrer ces trois communes dans « Seine et Forêts » l’intercommunalité avec Saint-Germain-en-Laye.  La nouvelle intercommunalité Poissy, Achères, Conflans qui verra officiellement le jour le 1er janvier 2014 comptera environ 95.000 habitants.

 

Pour quel projet ?

La création de cette nouvelle intercommunalité de déclenche pas l’enthousiasme et les maires des trois communes traînent les pieds ou s’en désintéressent. Finalement il n’est prévu que la création d’une communauté de commune c’est-à-dire le niveau le plus bas des EPCI (établissement public de coopération intercommunale) avec un minimum de compétences partagées. Les projets en commun ou les possibles gestions intercommunales de structures culturelles ou sportives ne sont pas encore connus.

Pour quelle gouvernance ?

La question de la gouvernance de cette future intercommunalité prend déjà le pas sur le projet. Le maire de Poissy se voit naturellement prendre la présidence de l’interco en tant que l’élu de la principale commune. Achères voudrait voir augmenter le nombre de ses conseillers communautaires. Elle a décidé unilatéralement en Conseil municipal de porter ce nombre de 9 à 12. Pour l’instant  le calcul de la loi qui est fonction du nombre d’habitants,  prévoit 17 conseillers pour Poissy, 16 pour Conflans et 9 pour Achères. Certes cette répartition peut être adaptée mais cela ne peut se faire que d’un commun accord. La localisation du siège de l’intercommunalité est également un autre sujet de désaccord.

 Pour quelles perspectives ?

Vivre Sa Ville regrette que la PAC ne soit pas porteuse de plus d’ambition et ne se constitue pas dés son démarrage en communauté d’agglomération. Ce qui permettrait de partager plus de compétences, de mettre en place de vrais projets en commun et ce qui n’est pas à négliger recevoir une meilleure réversion de l’Etat, la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement). Cette DGF s’élève à 20,05 € par habitant pour les communautés de communes et 45,40 € par habitant pour les communautés d’agglomération.

Vers une intercommunalité plus cohérente.

La PAC n’est pour nous qu’une étape dans la réorganisation du territoire locale. Nous devons nous acheminer à terme vers une communauté plus large englobant notre bassin de vie, un secteur cohérent regroupant au moins la Communauté d’agglomération des 2 rives de Seine (CA2RS) et la PAC. Ce rassemblement qui n’a pas pu se faire, la CA2RS n’étant pas prête à se marier avec des communes importantes comme Poissy et Conflans, se ferra naturellement dans le futur.

Une intercommunauté partagée.

Ce qui frappe dans le processus de création de la nouvelle intercommunauté est le peu d’implication des habitants. Les communes ne communiquent pratiquement pas et la concertation est absente. Force est de constater que l’association des citoyens ne s’inscrit pas dans la démarche d’alliances des 3 communes.

C’est pourtant, à notre avis, l’occasion des collectivités de définir une nouvelle relation avec leurs administrés permettant aux associations et aux citoyens de participer plus largement à la gestion de la Cité. Cette nouvelle relation est l’une des conditions permettant la transition du territoire vers un modèle de développement durable et de rapprocher les citoyens de l’intercommunalité.