Le Pisciacais, tribune de Juillet 2018, Urbanisme, contradictions et inconséquences

L’affaire est entendue : Poissy serait devenue une ville écologique grâce à la politique de la municipalité. Des arbres replantés, un nettoyage des berges, un puits de carbone, des fleurs partout et une « fête de la nature », un écoquartier à Rouget-de-Lisle, plus récemment des camions bloqués une journée à l’entrée de la ville… Belle opération de communication, en vérité ! Mais la réalité résiste aux déclarations médiatiques.

La nature des choix municipaux actuels et anciens n’est pas vraiment écoresponsable : un domaine pour le PSG qui va polariser la circulation, une maison de retraite loin de tout, l’absence de volonté municipale pour dynamiser les commerces de ville, des chantiers de logements sans véritable prise en compte des besoins de vie des futurs habitants, un Tram-train qui va augmenter les embouteillages et donc la pollution, les vertus d’un écoquartier tardivement découvertes après des oppositions au vrai projet écologique de la municipalité précédente, etc.

Pour couronner le tout, l’idée que le bouclage de l’A104 résoudrait les problèmes de circulation dans Poissy… C’est une vision à courte vue, car si dans un premier temps moins de camions passeraient par Poissy, la fonction crée toujours l’organe en matière d’urbanisme et, à moyen terme, de nouveaux pôles d’entreprises et de nouveaux lotissements surgiraient de terre en périphérie de Poissy, augmentant la circulation par attrait urbain.

Les causes réelles de la pollution s’inscrivent dans le territoire. C’est pourquoi Vivons notre Ville préconise depuis plus de 20 ans des réformes structurelles pour un urbanisme plus écologique : une réelle politique de la vie quotidienne qui fera diminuer les déplacements contraints et le trafic de transit. vivonsnotreville.com