Interventions des élus de Vivons notre ville au conseil municipal du 12 mars 2018

Procès-verbal du Conseil Municipal du 18 décembre 2017

Monsieur le Maire a souhaité nous faire part d’une information à propos du recours intenté par « Vivons Notre Ville » contre la Ville et du jugement rendu par le Tribunal Administratif de Versailles.

Il a dit que ce jugement était en faveur de la Ville et a regretté le rejet de sa demande de dommages et intérêts.

Nous tenons à préciser que si la requête de Vivons notre Ville a été rejetée (article 1er de la décision du Tribunal), c’est essentiellement par vice de forme (la demande d’annulation de la décision du Maire a été faite hors délai) plutôt que par manque de fond.

Et la deuxième décision du Tribunal (Article 2 du même jugement) est de, je cite, « rejeter les conclusions de la Commune de Poissy », ce qui s’est traduit par l’absence des dommages et intérêts.

Pour le dire simplement : si Vivons notre Ville a perdu son recours, M le Maire n’a pas gagné !

Nous tenons le jugement tel qu’il a été notifié à Vivons notre Ville à la disposition de tous ceux qui souhaiteraient le consulter.

Décisions du maire

  • 22) Signature du marché n°2017-075 relatif à la réalisation de la reproduction d’une sculpture en bronze représentant l’architecte Le Corbusier par l’artiste Andrey TYRTYSHNIKOV.

 

Nous nous étonnons d’une telle décision. À l’heure des restrictions budgétaires et au moment où le conseil s’apprête à voter de très faibles crédits pour la médiathèque, vous n’hésitez pas à passer commande d’une sculpture en bronze pour 125 000 € !

La Ville dispose déjà d’un original en plâtre, gracieusement offert. Il n’y avait donc aucune urgence à faire réaliser ce modèle en bronze. C’est une dépense totalement inutile.

  • Les décisions 28, 56 et 67 ainsi que 30, 51 et 68 font état de la mise à disposition du minibus municipal à titre gratuit à deux associations sportives qui sont par ailleurs fortement subventionnées. Pouvez-vous nous en indiquer les raisons ?

Délibérations

  • Intervention globale sur le budget

 

 

  • Tout d’abord, une remarque d’ordre général : nous regrettons que dans les documents mis à notre disposition ne figure plus le niveau de détail auquel la mandature précédente et le début de celle-ci nous avait habitué.

Si l’on prend le document 2D1 de la délibération 10, à partir de la page 29, nous avons la présentation du bilan croisé par fonction. Nous devons nous contenter ici du niveau chapitre. Or, précédemment, nous avions un niveau de détail bien plus grand qui était fort utile pour la compréhension du fonctionnement de la commune.

Pourquoi cette pratique a-t-elle disparu ? Nous demandons le rétablissement de ce qui se fait couramment ailleurs et se faisait à Poissy auparavant.

 

Nos remarques sur ce budget :

 

  • Les grands choix d’investissement ne sont pas ceux que nous aurions fait (PSG, Maison de fer, etc.)
  • Les crédits alloués à la culture, notamment vis-à-vis de la médiathèque, point sur lequel nous reviendrons, sont loin d’être suffisants
  • Nous continuons à dénoncer le nombre trop élevé de recrutement de contractuels
  • Plus généralement, les réductions de personnel et les restrictions de crédit ne peuvent servir de ligne d’horizon, surtout au détriment de la qualité des services publics. Par exemple, le service des associations n’est plus que l’ombre de lui-même avec une ouverture au public réduite et un seul agent à temps partiel. Il arrive même qu’aux heures d’ouverture annoncées sur le site de la mairie, on trouve porte close ! Beaucoup d’associations et de particuliers se plaignent régulièrement de ne pas avoir de réponse à leurs courriers.
  • La démocratie participative dont les mérites étaient vantés en début de mandat est inexistante.

 

En ce qui concerne la médiathèque, je cède la parole à Jeanne Pothier

Après des mois de fermeture de la médiathèque Christine de Pizan et de déboires aussi bien pour les usagers que pour les personnels, vous vous étiez engagé publiquement, monsieur le Maire, et à plusieurs reprises, à redonner à cet équipement les moyens nécessaires pour un retour à la normale, en termes d’animations et en termes de fonctionnement.

Force est de constater que ce n’est pas le cas. Bien qu’ayant annoncé son départ au début de l’été dernier, la directrice n’est pas remplacée à ce jour. Une façon sans doute de faire des économies à bon compte… Par chance, les personnels qui y travaillent ont fait preuve et font toujours preuve d’un extraordinaire dévouement, dans des conditions très difficiles. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

Nous attendions que ce budget corrige les erreurs passées, en particulier la baisse de 70 % de la ligne consacrée à l’achat des livres, CD et vidéos. Cette ligne est le cœur de métier des bibliothèques/médiathèques.

Elle passe de 54 471 € à 63 000 €, soit un tout petit effort de 9 000 € ! Cette ligne était à 122 000 € en 2014 !

Et nous apprenons au même moment que vous avez décidé la commande d’une statue en bronze pour 125 000 €…

Cette situation est dramatique. Il ne sert à rien de souligner dans les discours officiels l’importance de la lecture publique et les bénéfices qu’elle apporte aux différents publics quand cela ne se traduit pas dans les actes.

Lors du débat d’orientation budgétaire, j’ai déjà évoqué le désarroi de pas mal d’usagers qui ne trouvent plus les dernières parutions en livres, disques ou vidéos. C’est pourtant bien là un des rôles majeurs des médiathèques. Nous regrettons profondément que ce domaine essentiel de la vie culturelle ne soit pas mieux pris en compte.

 

Nous voterons Contre ce budget !

 

 

  • #41 Quartier Rouget de Lisle – Signature de la charte pour l’Ecoquartier

 

Nous sommes particulièrement satisfaits de voir M le Maire qui a longtemps été Contre être maintenant en faveur de ce beau label, conversion tardive autant réjouissante qu’étonnante.

L’étape 1 de la labélisation a été amorcée en mars 2013 par le vote d’approbation de la charte Écoquartier par le Conseil Municipal de l’époque. Quelle est la nécessité d’un nouveau vote à ce sujet ? Vous pourriez passer directement à l’étape 2 sans perdre de temps.

Nous nous interrogeons sur les motivations qui sont les vôtres à reprendre ce label Écoquartier complètement oublié depuis quatre ans. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Je suis persuadé que mon prédécesseur à ce poste de Conseiller Municipal aurait été ravi de voter Pour cette délibération. Jean-Paul Hédrich doit avoir les oreilles qui sifflent.

  • #54 Rapport de la Chambre Régionale des Comptes

 

À propos de la situation financière, celle dont elle a hérité était loin d’être aussi catastrophique que le prétend l’équipe actuelle.

Par exemple, les emprunts « toxiques » avaient été assainis.

Quant à la dette des « terrasses de Poncy », rappelons que c’était un projet lancé par M Masdeu-Arus, jugé par tous pharaonique, y compris par monsieur le Maire actuel. Et, si le solde de cette dette par la cession des terrains en question à l’Établissement public foncier des Yvelines a bien eu lieu en 2014, c’est à la suite de longues négociations auxquelles l’équipe précédente a largement contribué.

Concernant la gestion des Ressources Humaines, si l’on ne peut qu’approuver les efforts en vue de réduire les charges de personnel, il ne faut pas que cela soit au détriment du service rendu aux administrés.

Par ailleurs, nous sommes satisfaits de voir que certaines remarques de la Chambre Régionales des Comptes vont dans le sens de celles que nous avons exprimées à plusieurs reprises en Conseil Municipal.

Notamment sur le taux particulièrement élevé de contractuels occupant des postes qui pourraient l’être par des agents titulaires.

De même sur le cas particulier de personnes ayant à la fois des responsabilités au sein de la Municipalité et dans des associations importantes. Situation que nous avons souvent dénoncée comme malsaine. Cela semble apporter de l’eau au moulin de la procédure judiciaire en cours initiée par M Berçot.