L’agriculture à Poissy

Les terres agricoles occupent environ 300 hectares soit 22 % du territoire de Poissy. (200 hectares sont exploitées dans le cadre de la PAC* )

 L’agriculture de la région de Poissy était traditionnellement consacrée à l’arboriculture et au maraîchage. Progressivement, sous l’effet des restructurations foncières, et de la PAC  ces productions ont reculé au profit de cultures extensives principalement des céréales.  Ces exploitations sont majoritairement propriété de sociétés d’investissement et cultivés par des exploitants situés hors du département. Sur le site de Poncy les vergers en friches sont pollués par des métaux lourds provenant vraisemblablement de l’épandage d’effluents urbains de la ville de Paris.

L’élevage est le grand absent de l’agriculture locale.

 Il existe d’excellentes raisons pour maintenir et  valoriser ces espaces agricoles de notre territoire.

 D’abord pour préserver la qualité du cadre de vie et  des paysages  de ces espaces agricoles qui rendent le territoire plus attractif. D’autre part  ces espaces qui répondent à la demande de nature des urbains,  font partie intégrante des continuités écologiques et présentent une biodiversité à prendre en compte,

 Développer  l’économie locale et répondre aux enjeux alimentaires de demain par la reconversion d’une partie des grandes cultures en activité maraîchère. Cette filière agricole n’est pas à négliger en terme d’emploi non délocalisable pour la production, la commercialisation en passant par la transformation ou encore la distribution.

Les circuits courts de proximité permettent de valoriser des ressources locales, de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, d’encourager le développement local et de renforcer les liens entre producteurs et consommateurs.

 

La Ville a un rôle important à jouer dans le domaine de l’agriculture

 Préserver le foncier agricole

Le Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) est le principal outil de la Ville pour préserver les espaces agricoles. Il est en effet indispensable de résister aux lobbys qui voudraient rentabiliser ce foncier en le rendant constructible. Voir à ce sujet : Le PSG à Poissy ?

L’agriculture doit permettre de s’opposer à l’étalement urbain et favoriser ainsi la densification et le renouvellement de la ville.  La préservation des espaces agricoles amène ainsi la ville à se reconstruire sur elle-même.

 Favoriser l’agriculture biologique

Rappelons que l’objectif du Grenelle était de passer en agriculture biologique 6 % de la surface agricole française d’ici 2012 et viser 20% en 2020. Nous sommes loin du compte surtout sur le territoire de Poissy.L’une des voies du développement local passe par la restauration collective en introduisant progressivement de produits biologiques dans les cantines en utilisant les filières d’approvisionnement de proximité. A Poissy il y a encore un effort à faire. Voir  Du bio dans ma cantine !

Une autre piste d’action de la collectivité concerne la commercialisation des produits locaux en créant un marché bio avec des produits locaux, en faisant la promotion des AMAP. Lire ; L’AMAP : le bonheur est dans l’assiette 

 Développer l’agriculture en ville

Les jardins partagés.

Le jardin partagé est un espace communautaire mis à disposition des habitants d’un quartier par la ville. L’objectif est de participer aux cultures de fruits et légumes sur quelques mètres carrés. Une solution efficace pour renforcer le lien social, partager les expériences, sensibiliser au lien santé / nutrition / protection de l’environnement, notamment en ce qui concerne la culture sans produits phytosanitaires. Une expérience est en cours dans le quartier de Beauregard.

 Jardins familiaux

Les parcelles de jardins familiaux sont mises à disposition par la ville ou par un bailleur et affectées à des particuliers pour leur propre production. L’idéal est que la gestion de ces jardins soit prise en charge par des associations. La ville gère actuellement une trentaine de jardins familiaux situé route du chemin du bord de l’eau.

 La Ville fédératrice et incitatrice.

La collectivité doit pour atteindre ces objectifs fédérer autour d’elle les différents acteurs de la ville et du monde agricole afin de construire avec eux une stratégie qui participe à la lutte contre les changements climatiques.


*d’après l’étude de la CACG 2011